Prologue

Il serait malhonnête de prétendre pouvoir se détacher des expériences que nous avons vécus et de les raconter à la manière d'un observateur objectif. La façon dont nous composons avec des réalités qui, tour à tour, nous choquent, nous révoltent, nous séduisent, nous attendrissent et, parfois, nous font rire aux larmes affecte la façon dont nous nous en souvenons autant que le sens que nous leur donnons. La vie, comme l'a si bien dit Gabriel Garcia Marquez, n'est pas seulement telle qu'on l'a vécue mais telle qu'on s'en souvient

dimanche 9 novembre 2008

Ainsi va la vie

Encore une fois, les semaines se suivent, mais ne se ressemble pas. Nous en avons eu une assez collante merci. Du soleil à vous frire un œuf sur le trottoir. J’ai même ‘littéralement’ grillé sur le nez. Et je ne vous parle pas de mon coco avec son restant de cheveux (un autre sujet).

La semaine à débuter par un avant midi à Carenero. Une petite île voisine de Bocas à 1 minute en bateau-taxi. En voulant sortir son argent pour payer le 50 cents que coûtait la traversée, Connor a vu son 20$ partir au vent et atterrir à la mer à 10 pieds de nous.
Rempli d’abnégation et d’amour, ma conscience me dicta après quelques minutes de réflexion d’enlever mes souliers, mes bas et mes pantalons pour aller sauver ce cher président Jackson qui était en train de se noyer. Au moins un de sauvé!
Carenero est une île de contraste. D’un côté des cabanes qui tiennent à peine debout, de l’autre de superbes maisons habités par des ‘gringos’. Les ‘gringos’, poli, mais sans plus, les panaméens très réceptif aux choses spirituels.
Mardi et mercredi la chaleur nous a carrément écrasé, si bien que mercredi notre journée a dû se terminer plus tôt que prévu. Qu’il était attendu et bon ce Cuba Libre.

Et oui, en prédication.


Bonne nouvelle Amélie a débuté sa 10e étude biblique. Maritza, une jeune panaméenne de 12 ans. Elle parle espagnole, mais désir perfectionner son anglais (qui est déjà très bon). Elle est exceptionnelle. Elle va à l’église 3 fois semaine, elle connaît et récite dans l’ordre tous les livres de la Bible et elle nous cite ses versets favoris (par exemple Exode 20:12 ‘Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur le sol que Jéhovah ton Dieu te donne.’). Amélie étudie 30 minutes dans le livre ‘Les jeunes s’interrogent’ et ensuite un autre 30 minutes dans le livre ‘Qu’enseigne’. Les premiers chapitres seront assez vite faits.

Sinon, il y a Scott et Amber Woodale qui se sont installés à Bocas pour au moins la prochaine année (du renfort). Ils habitent à 2 minutes de chez nous. C’est un couple dans la trentaine originaire du Wisconsin. Ils nous ont déjà averti qu’à partir de la mi-novembre la mère de Scott sera ici pour trois mois et que plus tard se sera le cousin et sa famille, pour eux aussi un trois mois. Ensuite, ce sont 4 jeunes de l’Ohio qui arriveront mi-novembre pour quelques mois également. Si ça continue nous allons devoir penser à diviser la congrégation en deux?

Nous aurons notre assemblée spéciale d’un jour le 29 novembre à Changiguiola et nous aurons la visite de notre surveillant de circonscription (en anglais) la dernière semaine de décembre.

Novembre est le mois des journées de célébration au Panama. Cette semaine ce fut la célébration de l’indépendance du Panama face à la Colombie. Tout y était. La parade, la fanfare, les majorettes (nos études bibliques aussi) pendant 3 jours. On s’est même fait réveiller mardi dans la nuit à 3h30Am par une fanfare qui, je ne sais pas pourquoi, pratiquait un air assez entrainant je dois dire, à vous faire dresser les cheveux sur la tête. La grosse caisse était terriblement puissante et motivante. Un peu moins le lendemain matin quand est venu le temps de se lever. NOOOOOON!
La semaine prochaine Bocas fêtera l’indépendance de la province et fin novembre l’indépendance face à l’Espagne. Boom Majorettes!

Pour ce qui est de la campagne spéciale pour le tract, tout va très bien. Nous avons eu de très bonnes conversations et nous avons déjà hâte de retourner voir nos nouvelles visites. La congrégation espagnole a déjà couvert presque tout son territoire. Pour notre part, nous continuons à faire notre possible et nous pensons que le plus gros aura été fait.
D’ailleurs, la semaine prochaine nous planifions, avec nos amis de la congrégation espagnole, de finir la semaine en beauté. Vendredi matin nous partirons avec nos vélos (45 minutes) jusqu’à l’autre bout de l’ile, à Bocas del Drago et nous distribueront le tract en anglais et en espagnol aux gens qui y habitent. Ensuite en après-midi après le lunch nous sortirons nos maillots et nous profiteront de la plus belle plage de Bocas. Un pina colada avec ça?
Pas de pluie svp!

À Carenero




lundi 3 novembre 2008

Rêver.....

Samedi dernier, après notre après-midi de service, nous avons été invités à venir partager un petit gueuleton avec Suvi et David Wideside sur leur voilier (rien de moins) amarré dans la marina de l’île Carenero. J’ai attendu ce moment toute la journée. Nous sommes arrivés vers 5 :00 de l’après-midi comme convenu. Après avoir laissé le bateau taxi qui ramenait tout le restant du groupe de frères et sœurs que nous étions pour la prédication, à Bocas, il nous a fallu que quelques minutes pour trouver Sofia II qui nous attendait très sagement au milieu de ses congénères tous biens alignés les uns des autres, donnant au paysage un charme féerique. Le temps était tout simplement parfait : le soleil qui se retirait tout doucement entraînant avec lui les nuages déjà teinter de rose, d’orange et de bleu et puis la petite brise tiède venue, on aurait dit, nous prendre la main pour nous inviter à ne plus partir. C’était trop bon.
Suvi nous a accueillis avec son sourire et son enthousiasme habituel et nous a invités à monter. David nous a rejoints quelques minutes plus tard. Après avoir fait la visite complète de l’embarcation nous nous sommes installés sur le pont arrière (leur terrasse). De là, un verre de vin blanc à la main, nous pouvions tout en discutant continuer d’admirer le spectacle que nous offrait la vue. Nous avons ensuite dégusté quelques crudités accompagnées d’une tapenade maison d’artichaut à l’ail et à l’huile d’olive et de quelques noix de tournesol grillées. David est originaire du Canada, d’Ottawa plus précisément et Suvi de Finlande qui lui donne un accent très sympathique. Ils se sont rencontré sur un avion qui s'en allait à Londre. Suvi étant arrivé un peu juste avant le départ, elle s'est retrouvée assise entre 2 hommes en première classe. Elle a rapidement débuté une conversation avec l'homme assis à sa gauche.....qui se trouvait à être David. Ils ont échangé leur numéro de téléphone à leur sortie de l'avion et ont gardé contact au point de ne plus vouloir se séparer. Ce n'est que quelques années plus tard qu'ils ont pris position pour la vérité.

Donc, pour revenir à nos moutons, l'apéro terminé, nous nous sommes retrouvés autour de la table de la salle à dîner (que vous pourrez admirer sur le petit vidéo) pour se régaler de pizza avec tomates, olives et champignons et une deuxième à l’ananas et fromage bleu et tout cela sur une croûte bien mince comme nous l’aimons. Nous avons aussi fait la découverte d’un bon rouge d’argentine, un Malbec: le Quava. Nous avons conclut le tout avec une glace à la vanille arroser d’un sirop au café. Délicieux!
Évidemment, vers la fin de la soirée la pluie s'est pointé à nouveau et de façon assez généreuse. Suvi nous a appelée un bateau taxi pour revenir à Bocas. Nous n’oublierons pas de sitôt comment la mer était magnifique. Nous avons du marcher sous la pluie torrentielle jusqu’à nos vélos et ensuite revenir à la maison. La pluie était si forte que j’avais de la difficulté à ouvrir mes yeux.
Nous sommes arrivés complètement trempé, Benoit flottait littéralement dans ses souliers et moi j’avais l’impression d’avoir été sous la douche toute habillé. Nous étions heureux malgré tout.
Nous nous sommes endormi rapidement, bien confortable sous les couvertures, au son du déluge qui frappait sur notre toit. Ce fût une excellente journée!
Amélie





dimanche 2 novembre 2008

Pluie en Provence

Depuis quatre jours maintenant c’est le déluge, il pleut, il vente, même que le thermomètre est descendu à 22 degré Celsius. C’est parfait parfait parfait!
Un temps idéal pour oublier le ménage et commencer une partie d’échec (Amélie m’a vaincu à notre dernière partie. J’ai ma fierté à reprendre…)
Nous avons aussi sauté notre journée de prédication du mercredi…nous sommes resté au lit un peu plus tard que prévu. Néanmoins, nous nous sommes repris jeudi matin pour une étude biblique sous la pluie.

Nous lisons aussi et nous rêvons ensuite…

‘…Le restaurant fonctionnait sur une formule bien simple : décharger ses clients du fardeau de la décision. Comme au Café de la Gare de Bonnieux, on mangeait et buvait ce qu’on vous servait. Ce fut en l’occurrence une salade craquante et divinement assaisonnée, des tranches roses de saucisse du pays, un aïoli, à base de morue, un fromage crémeux de Fontvieille et une tarte maison. Le genre de repas que les Français trouvent tout naturel et dont les touristes conservent un souvenir ému pendant des années. Pour nous, qui étions quelque part entre les deux, c’était une nouvelle découverte heureuse, un endroit où revenir par un jour froid l’estomac vide avec la certitude que nous en repartirions réchauffés et rassasiés.
Nous arrivâmes au pressoir à huile de Maussane avec deux mois d’avance. La nouvelle récolte d’olives n’arriverait pas avant janvier, c’était le moment d’acheter l’huile la plus fraîche. Par chance, nous dit le propriétaire du pressoir, la récolte de l’année dernière avait été abondante et il lui restait encore de l’huile en stock. Si nous voulions jeter un coup d’œil, il allait nous préparer une dizaine de litres à emporter…
Ce soir-là avant le dîner, nous la goûtâmes, versant quelques gouttes sur des tranches de pain préalablement frottées contre des tranches de tomate. On avait l’impression de manger du soleil.

… Le soir, la peau picotant encore du soleil, nous étions suffisamment remis du déjeuner pour nous apprêter à l’événement sportif de la semaine. Nous avions accepté le défi de quelques amis qui, comme nous, avaient pris goût à un des jeux les plus plaisants qu’on ait jamais inventés : nous allions tenter de défendre l’honneur de Ménerbes sur le terrain de pétanque.

… Nous dînâmes dans la cour, les dalles chauffées par le soleil sous nos pieds nus, la lumière des bougies allumant des reflets tremblotants sur le vin rouge et sur nos visages hâlés.

…Il m’avait fallu quelque temps pour m’habituer à avoir une pièce exclusivement conçue pour le vin : non pas un placard amélioré ou un recoin exigu sous l’escalier, mais une vraie cave. Elle était enfouie sous la maison, avec des murs de pierre qui restaient constamment frais, le sol recouvert d’un lit de gravier et de la place pour trois ou quatre cents bouteilles. J’adorais cet endroit. J’étais bien décidé à le remplir. Nos amis étaient tout aussi déterminés à le vider…’

-Extrait ‘Une année en Provence’ de Peter Mayle

mardi 28 octobre 2008

Missionnaires

À défaut d’avoir oublié de prendre une photo je vous invite à prendre votre Tour de Garde d’étude du mois d’aout à la page 31. Si vous cherchez sous Williams (rangées 2 et 9) vous trouverez Donald et Nuria le couple que nous avons reçu à diner samedi dernier. Un autre grand privilège pour nous (c’est le 5e couple de missionnaire que nous rencontrons depuis que nous sommes ici). Ils étaient à Bocas pour le discours publics. Frère Williams a donné tout un discours qui avait pour sujet le sabbat. Un sujet fort approprié pour notre territoire.
Nous avons passé une heure et quart en leur compagnie (qui a passé comme l’éclair) à écouter leurs expériences et leurs encouragements. Inoubliable!
Frère Williams qui a fait l’université en Arizona (une des meilleurs en hôtellerie), était avant de devenir un serviteur de Jéhovah directeur adjoint d’un très gros casino à Las Vegas. Après avoir appris et étudié la vérité avec un frère grâce au témoignage amorcé par une de ses sœurs, il fut confronté à un grand défi. Donald Trump l’invitait à devenir directeur adjoint du Taj Mahal à Atlantic City avec tous les avantages que cela pouvait signifier (comprendre $$). Il nous a avoué avoir eu beaucoup beaucoup de difficultés à se décider, mais il a refusé. Peu de temps par la suite, il a de nouveau reçu une offre d’un autre casino avec encore plus de bénéfices (comprendre $$$). Il a encore refusé avec difficulté. Son amour pour Jéhovah était plus fort. Il a plutôt décidé de devenir pionnier permanent dans sa congrégation en espérant ne pas avoir à regretter son choix. Un an plus tard il voyait la bénédiction de Jéhovah, car il réalisait son rêve de servir comme pionnier permanent en Italie et ainsi pouvoir prêcher à la moitié de sa parenté (côté maternel).
Aujourd’hui, il comprend clairement que toutes ces offres n’étaient pas le fait du hasard.
Il a ensuite servi au Mexique et au Honduras où il a rencontré et épousé Nuria. Alors qu’ils servaient au Honduras ils ont souvent fait la demande pour Guiléad, mais comme on considérait qu’ils étaient déjà dans une affectation de missionnaire ils avaient peu de chance d’être retenu (ils nous ont expliqué que les choses sont différentes aujourd’hui). Ils ont déménagé aux États-Unis et après 5 demandes ils ont finalement été acceptés. Ils ont gradué en mars et ils ont reçu comme affectation le Panama (Changuignola à côté de Bocas del Toro). Fait exceptionnel, ils étaient 1 des 3 couples de cette 124e classe à avoir été envoyé au Panama (très rare parait t-il que plus de 2 couples gradué d’une même classe soient envoyé dans un même pays). Pour eux le Panama c’est de la crème. Nuria aurait bien aimé quand même devoir apprendre une autre langue que l’anglais et l’espagnole. Ils nous ont raconté que dès leur arrivée (première semaine) Nuria a été malade à cause de l’eau et qu’immédiatement le Béthel s’est occupé d’eux. Ils sont très reconnaissants pour l’attention que les missionnaires reçoivent. Jéhovah prend très bien soin de ses serviteurs. Nous avons ensuite pu prêcher en leur compagnie à Bastimientos. Nous espérons avec impatience les revoir bientôt.
Quelques faits et expériences :
- Frère Williams racontait que frère Lösch (collège central) parle couramment 10 langues.
- Que sur les 11 couples canadiens à avoir gradué de la 124e classe, tous (si je me souviens bien. Sinon la très grande majorité) ont été envoyés en Afrique. Il semble que ce soit plus facile pour un Canadien d’entrer et de vivre en Afrique qu’un Américain.
- Comme nous parlions des chrétiens âgés à la TG la semaine passée, frère Williams racontait l’histoire de frère Jordan en Arizona. Après des décennies à servir Jéhovah en compagnie de son épouse et à entretenir le désir de servir comme pionnier permanent sa femme est décédée alors qu’il avait 95 ans. Il n’a pas attendu que le temps passe, ni que les conditions soient favorable. Il a compris que s’était sa dernière chance qui se présentait pour enfin réaliser son objectif de servir comme pionnier permanent. Aujourd’hui il a 102 ans, il est encore en pas pire forme et il vient de débuter sa 7e année dans ce service.
- Nos amis (Dani et Myriam Martinez) de la congrégation espagnole nous ont raconté à leur tour qu’avant de venir servir à Bocas del Toro, ils avaient pendant des mois (alors qu'ils habitaient en Espagne) essayés de vendre leur voiture sport (Peugeot) qu’ils venaient d’acheter. La crise étant, ils n’avaient pas réussi à la vendre et avaient été obligés de la laisser stationné chez les parents de Myriam en attendant qu’un acheteur se présente avec les 15000 euros demandés pendant qu’eux venait quand même s’installer ici. Ils ont prié fort sur ça, souhaitant que les choses se règlent et qu’enfin ils puissent récupérer l’argent nécessaire pour continuer à servir à Bocas. Un matin leur voiture avait disparu, quelqu’un l’avait volé (heureusement Myriam avait demandé à Dani de continuer à payer les assurances). Après plusieurs appels et beaucoup d’inquiétude ils recevaient un chèque de 30000 euros. Étant donné que leur voiture n’avait pas encore 2 ans (à un mois près), l’assurance leur a remis la valeur à neuf du véhicule. Quelle coïncidence n’est-ce pas?

À la prochaine

jeudi 23 octobre 2008

Et c'est un départ.



Voilà, déjà trois jours (25heures) de passés à présenter ce tract spécial ('Le gustaria saber LA VERDAD?' 'Would you like to know THE TRUTH?') dans notre territoire.
N’est-ce pas EXtraordinaire de penser que des millions de nos frères et sœurs (jeunes, âgés, célibataires, familles) partout sur la planète, sans aucun répit, 24/24 heures, ne ménageant aucun efforts, feront la même chose que nous pendant les 4 prochaines semaines? IL est évident, que Jéhovah accélère sont œuvre de témoignage en ces temps de la fin. – Isaïe 60 :22
Nous nous sentons très privilégiés de connaître et de faire connaître ces vérités au Nom de notre Créateur. Déjà nous en voyons d’EXcitants résultats.

Si nous avions à résumer notre semaine, nous dirions; EXténuante, EXtrêmement chaude, EXceptionnelle, EXpérience inoubliable.
Tout d’abord, nous sommes réalistes, la tâche sera ardue pour parvenir à couvrir tout notre territoire. Nous ne sommes que 8 proclamateurs et nous avons de plus en plus d’études bibliques (possibilité d’en commencer 3 nouvelles la semaine prochaine.) Nous avons aussi pu constater hier au cours de la journée, l’ampleur de notre territoire. Nous devons d’ailleurs prévoir un plan de fonctionnement pour les 3 semaines restantes, en collaboration avec la congrégation espagnole, pour essayer de répartir le territoire le mieux possible car la réponse favorable des gens est instantanée depuis lundi (ex. sortir en prédication également les vendredis).
Au moins, nous savons que nos mercredis seront réservés pour les territoires éloignés (îles Bastimientos, Carenero, Solarte… sinon playa Punch, Bluff…).

Buena Esperanza








Justement, hier matin (mercredi) très tôt nous avons loué (grâce à la contribution donnée par une sœur des États-Unis) un bateau taxi et son propriétaire (une centaine de dollars) pour aller couvrir un territoire qui n’avait pas été prêché depuis 2/3 ans, Buena Esperanza. Nous étions 11 proclamateurs, dont un couple de pionnier spéciaux de la congrégation espagnole. Il faisait un soleil de plomb (nous avons d’ailleurs tous un ‘raccoon tan’, très cool. Note : Raccoon tan = démarcation ovale et plus pâle autour des yeux laissé par le soleil et une pair de lunettes de soleil) et la ballade pour l’allé a duré 1 heure (nous avons vu un dauphin en chemin). Nous n’avons pas été déçus! Le paysage était à en couper le souffle (jungle et mer). Nous avons rencontré des gens et surtout des enfants tellement gentils, beaux, généreux (noix de coco) et humbles (voir Flickr). Notre groupe s’est divisé en équipe de deux, un proclamateur qui pouvait parler anglais avec un autre qui pouvait parler espagnol. Nous avons aussi rencontré plusieurs personnes qui parlaient seulement le Knobé (un des dialectes du Panama). Nous avions l’impression d’être des missionnaires envoyés pour défricher un territoire inconnu. Nous étions l’attraction du mois probablement. Vous auriez dû voir la réaction des gens quand ils voyaient notre bateau accoster leurs maisons sur pilotis ou lorsqu’ils nous voyaient arrivé vers eux après avoir franchi un terrain plutôt vaseux (pas une bonne idée les gougounes). Au début ils hésitaient, mais ça finissait toujours par un geste d’au revoir de la main. Nous avons laissé des tracts, des périodiques, des livres autant que nous avons pu, dont un, au pasteur d’un petit village. Qui sait?
Faits intéressants; la seule réaction négative que nous avons eu est venu d’un étranger. Avant même que nous ayons pu accoster le bateau à son quai il nous a fait savoir qu’il était très bien avec sa religion et qu’il ne voulait rien y changer. Je comprends, vous auriez dû voir la maison sur le bord de l’eau. Et les bateaux.

Nous poursuivons donc notre course ici, tout comme vous le faites chez vous en continuant de demander la bénédiction de Jéhovah sur cette campagne spéciale.

Ixa


Andréa


Genesis


El camino


Aujourd’hui il pleut doucement (merci) et c’est un peu plus confortable. Amélie en profite pour travailler sur Excel afin d’informatiser notre territoire. Nous avons au cours des semaines passées dessiné sur papier chaque pâté de maison du centre de la ville en prenant soin d’y indiquer chaque maison et sa couleur, ainsi que la langue parlée. Ce sera plus facile maintenant de partager le territoire entre congrégations.

Hasta Pronto

dimanche 19 octobre 2008

Une autre d'octobre.

En revenant la semaine dernière du Costa Rica nous avons rêvés un peu de notre confort du Canada. Un instant de nostalgie. Nous rêvions de nos samedis soir, tout simple, où nous pouvions tout en écoutant des nouvelles musiques empruntées à la bibliothèque nationale cuisiner, jaser et savourer un superbe chardonnay californien.
La nouvelle semaine entamée, nous réalisons aujourd’hui, samedi soir, combien nous sommes heureux d’être ici dans ce contexte de vie si plaisant. OK, c’est vrai ce n’est pas toujours, toujours facile. Imaginez, nous sommes 8 proclamateurs à soutenir le groupe anglophone. Nous passons environs 28 heures/semaine ensemble en prédication, plus environs 41/2 heures aux réunions. Notre vie tourne autour de ce petit groupe. Il nous arrive de perdre un peu patience…

Les gars du groupe anglophone.


Il y a également les ‘Chitras’ ou ‘Sand fly’. Un genre de ‘maringouin’ miniaturisé (gros comme une pointe de crayon mine bien aiguiser) aussi désagréable! Je sais, faut pas se gratter. C’est pire après la pluie suivie de grande chaleur. Comme présentement. Ahrrrrrrr!
La situation économique nous décourage aussi. En juillet dernier nous avions pour 1$ canadien environs 98 cents américains. Aujourd’hui nous en avons 82. À la fin d’un mois, je vous le dit, ça parait!
Nous avons même déjà commencé à regarder des logements moins chers.
Mais, pouvons-nous nous plaindre?
NON!
Nos joies sont trop grandes et trop agréables ici que facilement elles surpassent nos difficultés ou nos envies passagères de confort.
Plutôt dans la journée, j’étais avec Angie Cottrell à l’une de ses études bibliques. Nous étions tout le groupe anglophone sur l’île voisine de Bastimientos. Il était environs 3:30 pm de l’après-midi. Nous étions installés sur la terrasse d’un resto en bordure de mer. Une petite brise d’air salin se frottait à nos visages. Le soleil brillait comme un miroir sur l’eau. Les nuages dans le ciel étaient à en faire rêver. De petit bateaux taxi de toutes sortes de couleurs faisaient des allers-retours. Et pour ajouter au plaisir le voisin faisait jouer de vieux succès des années 70-80. Lionel Richie, El Debarge, Bee Gees, Marvin Gaye… J’avais rejoint les anges qui étaient avec nous assurément!
Nos journées sont remplies de soleil. Nous conduisons de nombreuses études qui progressent bien.
Nous ouvrons continuellement la Bible, nous raisonnons avec les gens sur des sujets qui les préoccupent vraiment. Les gens veulent savoir pourquoi la vie est si difficile, où sont les morts, comment Dieu apportera un paradis sur la terre. L’effet est immédiat sur notre foi. J’ai même déjà une de mes études bibliques (82 ans) qui assiste aux réunions. D’ailleurs cette semaine nous étions 200% d’assistance à la réunion publique.

Nous avons appris une bonne nouvelle cette semaine. Notre petit groupe anglophone aura désormais toutes ses réunions en anglais à partir de janvier 2009. À partir de novembre, 2 nouveaux proclamateurs (probablement pionniers permanents) en provenance des États-Unis s’installeront ici de façon permanente. Également nous aurons une sœur en visite jusqu’en mars. Nous serons occupés mais quel plaisir ce sera. Nous sommes juste un peu malheureux de quitter nos frères et sœurs de la congrégation espagnole que nous avons tranquillement appris à connaître depuis notre arrivée. Nos progrès à apprendre l’espagnole sont également fichus de ce fait.

Mercredi, j’étais avec Riese en prédication à faire quelques portes dans le territoire. Après un moment, nous avons remarqué qu’un jeune couple commençait à nous suivre jusqu’à finalement finir par venir nous parler. ‘Êtes-vous des Témoins de Jéhovah’ nous ont-ils demandé? Je vous dis à peine 2 minutes s’étaient écoulé après notre réponse affirmative que déjà nous nous retrouvions installés devant un objectif Canon à sourire à pleines dents afin d’immortaliser sur papier la preuve d’une grande fraternité mondiale de frères et sœurs. David et Sylvia des Hollandais étaient en visite au Panama. Nous avons pu échanger quelques encouragements avec eux. Ils nous ont assuré que notre décision de servir au Panama serait forcément bénit de Jéhovah. Ils étaient une partie de la réponse. Ça nous est arrivé à plusieurs reprises jusqu’à maintenant de nous faire reconnaître dans la rue par des frères et sœurs en vacance. Évidemment des gens en chemises, cravates, jupes, sacoches, mallettes ça fait facilement contraste avec du monde en shorts, bikinis, paréos.

Nous avons aussi eu notre premier vrai party, avec musique, danse et petites sandwichs. Un frère de la congrégation espagnole doit nous quitter pour servir dans une congrégation voisine. Au début de la soirée nous étions un peu gênés, mais une fois lancée nous en avons profité pour démontrer à tous nos talents de danseur canadien. Vraiment le fun!

Me voyez-vous avec des enfants?


Même dans le noir on s'amuse.


En vrac :
- Nous avons désormais un ‘Subway Restaurant’ sur l’île. Ça excite pas mal de monde.
- Si tout fonctionne, la semaine prochaine je commencerai ma 10ieme études bibliques avec Myra. Amélie, elle, a le plaisir de conduire 9 études bibliques maintenant. Nous aimons notre territoire!

Encore Sénior Monroy


- J’ai eu le plaisir de prêcher dans le territoire espagnol mercredi passé. Ça m’a fait tout drôle de rencontrer une jeune femme de 16 ans qui devait accoucher le jour même où nous l’avons rencontré. La sage femme était avec elle à attendre.

P.S. Nous sommes très très heureux de savoir que nous avons de nouveaux compagnons de travail depuis hier midi. Bienvenus dans notre grande famille, frère Vu, sœurs Nzau et BienAimé. Que Jéhovah bénisse votre jeunesse et vos objectifs à son service.

Aux légumes.

lundi 13 octobre 2008

Costa Rica en bref.



Nous sommes de retour de nos 3 jours passés au Costa Rica (plus précisément à Puerto Viejo). Un pays qui nous a semblé un coupé/collé du Panama. Tellement beau avec toutes ses plantations de bananiers à ne plus finir et ses montagnes accrochées aux nuages passager. Ça nous a fait du bien. Nous nous sommes bien reposés.
Puerto Viejo est un petit village très 'cool', qui en saison haute attire les surfeurs de partout. Heureusement, nous étions dans la saison creuse, donc très tranquille. Puerto Viejo se situe du côté de la mer des Caraïbes et est donc très jolie. Nous en avons profité pour aller marcher sur la plage et prendre quelques clichés, découvrir la flore et la faune, écoutés quelques films (nous avions apporté notre laptop), et faire plusieurs plusieurs batailles d'échecs (jusqu'à très tard le soir, fatigué, fatigué)
Point négatif. Beaucoup trop chèr!
Sûr ce, je vous laisse Puerto Viejo en vidéo.